Celtiacon Certocredaron Credima

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   Fondée le mid elembiu VIII, MMMDCCCLXXVII M.T. (21 juillet 2005 è.v.), la CELTIACON CERTOCREDARON CREDIMA (Croyance Celtique Orthodoxe) constitue un collège sapiential druidique adonné à l’épanouissement culturel et spirituel des populations celtiques.

 

      Bien que provenant de la Gorsedd Beirdd Ynys Brydain créée en 1792 è.v. par Iolo Morganowg, premier Grand-Druide de la lignée, via la Breuriez Barzed Breizh (1855 è.v.), du Barde Hersaty Kervarker, via la Gorsedd Gourenez Breizh (1900 è.v.), du Grand-Druide Ian ab Gwillerm (Lemenik) et de ses successeurs Kaledvouc’h et Taldir, notre obédience se différencie toutefois de cette branche par la « rupture » avec celle-ci.

 

      En effet, en des temps ou la Gorsedd sacrifiait par trop au respect à accorder à l’église catholique, des druidisants désireux de vivre leur Druidisme de manière exclusivement païenne décidèrent de la création de la Breuriez Spered Adnevezi (1936 è.v.), et son moyen d’expression, le bulletin Kad. Le Ri-Drevon de ce qui allait bientôt devenir la Kredenn Geltiek (1937 è.v.) fut le Druide Artonouios. Deux ans plus tard, en 1939 è.v., le Druide Lugumarcos lui succéda et garda ce poste jusqu’à sa mort en 1990 è.v.. Cette souche mère donna « naissance » tout au long de sa vie à plusieurs ramifications, qui, bien que « différentes », puisent toutes aux mêmes racines.

      

      De part sa filiation, la C.C.C. est un des surgeons de ce tronc commun au même titre que la Comardiia Druvidiacta Aremorica du Verdruis Odaccos (1988 è.v.), de la Kredenn Geltiek – Goursez Tud Donn du Druide An Habask (1990 è.v.), de la Kredenn Geltiek Hollvedel du Senanos Gobannogenos (1990 è.v.), du Collège Druidique d’Armorique du Druide Esunertos (1994 è.v.) ou du Comsedon Druidiacta Litauos du Druide Magnistirona (1996 è.v.).

 

      De même, et conformément au vœu de notre très Vénéré archégète Uissurix, prononcé dans le Cretogam (bulletin interne de la Kredenn) n° 1, de Février 1950 è.v., je cite : « Le n° 7 d’Ogam nouv. série renouvellera la protestation que nous fîmes dès le n° 1 d’Ogam en juillet 48, relative à l’emploi des mots kredenn (geltiek) et tud Donn. Nous précisons : ces dénominations sont propriétés communes et indivisible de tous ceux qui sont revenus à l’attitude religieuse traditionnelle des Celtes d’avant le christianisme et affirment leur fidélité à l’enseignement des druides, tel qu’il peut être connu. Qui s’aviserait de les monopoliser serait gravement coupable. […] Sur ce point nous avons tout de suite pris les dispositions voulues afin de faire respecter le libre-usage de mots qui sont le bien de tous les fidèles du dieu de Dana. ». Ainsi la C.C.C., au même titre que toutes les autres obédiences provenant de cette croyance, revendique, en toute légitimité, le droit de porter les mots « Croyance Celtique » (en français), « Kredenn geltiek » (en breton) ou « Celtiacon Credima » (en celtique ancien) dans l’appellation de sa communauté.

 

      La C.C.C. est structurée en un cercle intérieur sacerdotal regroupant ses adeptes initiés, nommé Adasta Druuidica Comardiia (Confraternité Druidique Régulière) et formée de Iala (Clairières) rassemblant sous leurs auspices, les credimari (croyants).

 

      La C.C.C. reconnaît comme collège régulier, tout collège qui à la fois se réclame du Druidisme, ne souffre d’aucune interférence chrétienne ou d’idéologies agressives et prosélytes, se présente comme un tenant sincère de la véracité scientifique et de l’exactitude historique, justifie sa filiation traditionnelle, et, admet le minimum doctrinal exprimé par les paragraphes du druuidiacto credimi exprimé ci-après.

 

 

Druuidiacto Credimi (credo druidique) :

 

Je crois...

 

1- Que l’Ananmenon, « l’Innommé », est.

2- Qu’il est Triple dans son Unité, et multiforme dans ses manifestations, c’est-à-dire qu’il se manifeste en des Uassones, « hypostases », accessibles à notre raison humaine.

3- Que le Marobitus, « Macrocosme », et le Minoredio, « Microcosme », sont faits à l’image l’un de l’autre, comprenant trois plans : corporel et matériel, spirituel ou informel, animique et subtil.

4- Que l’esprit de l’Homme, qu’on appelle Anamon, « âme », est immortel.

5- Que l'Homme à pleine conscience du bien et du mal avec liberté du choix.

6- Que toute créature, après une ou plusieur incarnations et / ou « séjours » en plusieurs « mondes », seront résorbées dans l’Ananmenon, c’est-à-dire la Monade, Oinalion, tôt ou tard, et au plus tard lors d’une « fin du monde où seuls l’eau et le feu règneront », considérée comme un « renouvellement » ou une « reconstruction ».

7- Que l’Homme tend à la perfection par la pratique des trois Devoirs primordiaux : honorer les dieux, ne rien faire de mal et cultiver le courage viril.

 

Tels sont les sept points du druuidiacto credimi.

La plus grande liberté d’interprétation dans le détail est laissée aux credimari, mais qui n’admet pas le minimum doctrinal exprimé par ces paragraphes ne saurait se prévaloir d’appartenir à cette Croyance, ni par conséquent être regardé comme un véritable Frère, par les adeptes du Druidisme en général et de la Celtiacon Certocredaron Credima en particulier.

 

 

Manifeste :

 

      Le but de la C.C.C. est de faire vivre et de développer la sapience, l’érudition et la rituélie druidique. De véhiculer la Tradition vivante des Druides. De se réapproprier et de sauvegarder notre identité celtique. D’être un lieu de recherche, d’étude et de mise en commun de ce qui subsiste de la mémoire de notre ethnie, mais aussi d’être un centre de formation pour de futurs Druides… Le premier niveau de cette action consiste à discerner les plus sensibles des fils de Celtie, c’est-à-dire les plus à l’écoute des frémissements de l’univers et donc des dieux. Et, en même temps, recouvrer, maintenir, puis développer notre tradition sacrée.

 

      Le choix de participer personnellement à la renaissance d’un Druidisme qui est le fer de lance sacré du Celtisme, se trouve être beaucoup plus que la participation à une goursez, à un club de pensée ou à une quelconque société humanitariste. Ce choix ne doit être ni une marotte ni un passe-temps, car il demande du courage, de la ténacité, de la loyauté et surtout beaucoup de discipline.

Voilà pourquoi la C.C.C. reçoit, dans un premier temps, les plus courageux de ceux qui veulent vraiment se vouer à l’étude des lois ancestrales et embrasser le druidicat, dans la Comtero Celtiaci Certocredari Credimatos (Communauté de la Croyance Celtique Orthodoxe). Puis, après une période de « jaugeage » réciproque, les plus méritants de ceux qui en font la demande sont introduit, par cooptation, au sein de l’Adasta Druuidica Comardiia, soit le cercle sacerdotal… ou là commence le véritable travail.

 

      C’est à une telle œuvre qu’à appelé, il y a maintenant un peu plus de soixante-dix ans, notre Ri-Drevon Lugumarcos en créant avec Artonouios et Ueroestrumnis la Kredenn Geltiek.

 

      Car pour nous, comme pour nos Anciens, le Druidisme est essentiellement une érudition basée sur l’étude des ouvrages des auteurs de références comme MM. Guyonvarc’h, Kruta, Sergent, Brunaux, Goudineau, Delamarre, Lambert, Savignac, Danielou, et bien d’autres. L’apprentissage des textes mythologiques irlandais, gallois, mais aussi par similitude ceux de nos frères Brahmanes, et la compréhension de la Loi du Bon Ordre de l’Univers.

 

      Les trois Druides primordiaux Uocomarcos « Recherche », Uissus « Savoir » et Eulaxsos « Sagesse » sont là pour nous indiquer les moyens d’arriver au but.

 

      Pour cerner au plus près la Vérité, notre Confraternité, loin des délires romantiques hérités du siècle dernier, loin des images d’Epinal si chères au néo-druides, se base exclusivement sur les découvertes archéologiques, principalement pour ses lieux de culte, sa vêture, et tout ce qui touche au décorum...

 

      La Confraternité rituélique de la Celtiacon Certocredaron Credima, avec ce qui reste de l’ontologie et de la pensée mythique de nos aïeux, mais aussi grâce notamment au comparatisme avec les autres confréries homologues connues dans d’autre régions conservatrices du monde indo-européen : Rome avec les Flamines et les Pontifes et l’Inde avec les Brahmanes, se donne pour vocation d’approcher le plus possible, si ce n’est de retrouver, l’attitude « religieuse » et « traditionnelle » des Druides afin d’évoluer dans un cadre des plus orthodoxe.

 

 

      Programme ambitieux mais peut-être pas impossible !