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Actualités - archives
Jacques Vaché : une chronologie
Les Lettres de Guerre : le texte
Lecture des Lettres de guerre par Christophe Brault
Couvertures des éditions en langue étrangères
Jacques Vaché et le Groupe de Nantes
L'Affaire du Lycée
Jacques Vaché dans le premier conflit mondial
Vaché/Breton : une rencontre capitale
Les Lettres de guerre
Le groupe de Nantes dans la correspondance Vaché-Breton
Quel film je jouerai !
Je ne vois guère que Jarry – tout de même !
Et puis vous me demandez une définition de l’umour – comme cela !
Nous n’aimons ni l’Art, ni les artistes
Les projets des « gais terroristes »
Les quelques rencontres après le séjour nantais
Le 23 juin 1917 : la première des Mamelles de Tirésias
Le Dossier de Presse des Mamelles établi par Apollinaire
Critique d'Apollinaire une biographie de guerre d'A. Becker
Le 19 octobre 1917 : le projet de conférence préface
La mort de Jacques Vaché
Jacques Vaché en héritage
André Breton
Jean Sarment
Le Salon Dada de la Galerie Montaigne (1921)
Les surréalistes
Le Collège de Pataphysique
Debord, les lettristes et les situationnistes
Vaché dans les salles des ventes
Les lettres inédites à sa famille : la vente de Rennes (2000)
La vente Vaché à Drouot (2002)
Résultats de la vente
La vente André Breton : les reliques du "Pohète" (2003)
Dupuis, "Histoire secrète d'une vente surréaliste"
Suite de la vente Vaché à Drouot (2003)
Résultats de la vente
Les Lettres de guerre originales : la vente de la Bibliothèque Filipacchi (2004)
PIC, Achète Filipacchi
Résultats de la vente
Les Lettres de guerre multidédicacée par les surréalistes (Vente Tajan 2004)
Breton raconte l'épisode des Mamelles de Tirésias : la lettre du 6 septembre 1917. Vente Trigano (2005)
Fin de la vente Vaché à Drouot (2006)
Résultats de la vente
46 Lettres de guerre à Jeanne Derrien : la vente Sotheby's (2007)
Histoire de l'édition des Lettres de Guerre de 1949 : l'exemplaire de la librairie Vigne (2007)
Succession Julien Gracq à Nantes (2008)
Histoire de l'édition des Lettres de Guerre de 1949 : la vente de Mâcon (2009)
La Vente d'Astier de la Vigerie : les lettres inédites de Rennes revendues (2009)
Résultats de la vente
Vente Renaud-Giquello : portrait de femme (2010)
Le buste de Jacques Vaché
La Rue Jacques Vaché
Vaché en littérature
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Jacques Vaché : sources
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Vaché à la Médiathèque de Nantes : un catalogue
Acquisitions lors de ventes aux enchères
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Remarques sur la bibliographie hylarienne
Bêtisier bibliographique
Vaché à Nantes : articles de presse
LEBOVICI, "Nantes, une surréaliste qui en vaut la peine"
MORVAN, "Nantes participera à la vente Breton"
CHAMPENOIS, "L'Etat préempte le manuscrit d'Arcane 17 à un prix record"
B., "Sur les pas d'André Breton et du surréalisme"
PAJOT, "46 lettres de J. Vaché dans l'escarcelle nantaise"
"Le fonds consacré à Julien Gracq et au surréalisme s'enrichit"
2005 - Bertrand Lacarelle, Jacques Vaché, la biographie
2009 - En route mauvaise troupe : Nantes et le surréalisme : l'exposition
Articles de presse annonçant l'exposition
La bibliothèque de Nantes expose ses trésors surréalistes
LANGES, Nantes dans l'aventure surréaliste
PROCHASSON, Nantes, berceau mythique du surréalisme
PAJOT, En route mauvaise troupe
PAJOT, Baron, le dernier des surréalistes nantais
Publications dans le cadre de l'exposition
VIGIER, Recension de la NRN Baron
Place Publique n° 16 : Nantes et le surréalisme
Place Publique n° 19 : Uchronie et débats surréalistes
Recension des n° 16 et 19 de Place Publique
Emissions Radio Prun' : Patrice Allain parle du surréalisme à Nantes
Interview du 02 février 2010
Interview du 15 février 2010
Liens
Les Solennels : recension sur histoires-littéraires.org
Les Solennels : recension et émission de radio sur le blog Paludes
PAJOT, "Le 6 janvier 1919 mourait Jacques Vaché"


 

 

 

 

 

 

 

 

Pour me contacter, cliquez sur le soldat pris entre les tirs !

 

Auteur du site : Thomas Guillemin

(tous les textes sont de l'auteur, sauf mention contraire).

 

Ce site vous propose de découvrir un personnage resté célèbre dans l’Histoire de la littérature par les quinze lettres qu’il a écrites, durant la première Guerre mondiale, à André Breton, Théodore Fraenkel et Louis Aragon, trois figures importantes dans la naissance du surréalisme. Il s’agit de Jacques Vaché. Depuis une trentaine d’années, sa biographie a été redécouverte par les historiens de la littérature contemporaine. Proposant une présentation du parcours de Vaché et une bibliographie la plus à jour possible, ce site s’attachera également à dresser ce qui pourrait être qualifié de catalogue raisonné de « l’œuvre » de Jacques Vaché (work in progress puisque des découvertes sont sans doute à venir). Si les quinze lettres publiées par André Breton sous le titre de Lettres de guerre dès 1919 ont assuré la célébrité posthume de Vaché, les documents qu’il a laissés derrière lui et qui sont exhumés petit à petit depuis trois décennies révèlent le destin original d’un jeune homme âgé de 18 ans lorsqu’éclate la première Guerre mondiale.

 

Ces quelques pages sont avant tout une synthèse de la bibliographie existante sur Vaché (d’ailleurs, j’y renvoie systématiquement de la manière suivante : Nom de l’auteur, année, page) à laquelle j’ai adjoint le fruit de mes propres réflexions et déductions.

 

 

Actualité hylarienne : Vaché et quelques autres en librairie

 

Addendum du 24 décembre : A la suite de l’évocation rapide du Dictionnaire de la méchanceté des éditions Max Millo, Daniele Carlucio, l’auteur de la notice consacrée à Vaché, puis le responsable des relations commerciales de l’éditeur nous ont contacté pour nous communiquer le texte de la notice. A sa lecture, on comprend mieux pourquoi Vaché s’est faufilé dans ce dictionnaire : c’est en fait la réception/transmission par Breton de la figure de Vaché qu’analyse l’auteur en soulignant que faire du dandy des tranchées un meurtrier - la dernière fourberie drôle, of course - n’est pas rien dans l’échelle de la méchanceté. Dont acte.

 

Autre parution, dans la revue de l’Université de Fukuoka : un article du toujours excellent Vincent Teixeira : « Assez, J’y vais, J’y erre. Arthur Cravan, Jacques Vaché, Jacques Rigaut Trois gais terroristes dans les lettres française ». On peut le lire ici.

 

Enfin, le poète aux cheveux les plus courts du monde n’étant pas inconnus de nos lecteurs, signalons l’émission Ca rime à quoi diffusée le 1er décembre dernier qui a accueilli Bertrand Lacarelle pour présenter le dernier numéro de la revue La règle du jeu entièrement consacré à Cravan. A écouter par .

 

25 novembre : Depuis deux mois, plusieurs parutions se succèdent où l’on voit apparaître la figure de Vaché.

 

Fin septembre, les éditions Non Lieu ont publié Le poète étranglé de Christian Gury. Sous-titré « Préludes au pré-surréalisme, au "groupe de Nantes" et à la mort de Jacques Vaché », cet ouvrage est une réussite dans la révélation de deux auteurs nantais tombés dans l’oubli : Paul Roba et Francis Latouche. Poètes de l’homosexualité, ils connaissent tous deux une fin tragique, l’un assassiné, l’autre écrasé par un bus. Véritable enquête littéraire, le travail de Christian Gury révèle les destins croisés de Roba et Latouche par une lecture transversale de leurs œuvres et une investigation minutieuse dans la presse de l’époque. Le chapitre consacré à Vaché est toutefois moins convaincant et l’on ne peut totalement suivre l’auteur lorsqu’il affirme l’influence clandestine qu’aurait eu sur le groupe de Nantes, et Vaché en particulier, l’histoire de Roba et Latouche. Le volume se prolonge par un chapitre intéressant sur le suicide dans l’œuvre d’Aragon, qui détonne toutefois un peu avec le reste de l’ouvrage. A n’en pas douter, les œuvres de Roba et Latouche méritent d’être redécouvertes et le livre de Christian Gury permet de faire sortir de l’ombre ces deux maudits nantais.

 

Patrice Allain collabore au volume Le Parfum de Nantes (éditions d’Orbestier), prolongement d’une exposition tenue en 2011. Le spécialiste du surréalisme nantais évoque longuement Jack dans son chapitre intitulé « Nantes, excursions exotiques, odorantes, parmi les bois coloniaux ». Malheureusement, l’éditeur ne propose pas en bonus l’indispensable panel d’échantillons de parfums… lecteurs, à vos éprouvettes et alambics !

 

Mention spéciale pour Emmanuel Pollaud-Dulian qui publie en même temps trois volumes magnifiques et fondamentaux pour l’histoire de l’art en France de l’entre-deux-guerres. D’abord aux éditions Cornélius, Gus Bofa l’enchanteur désenchanté, monumentale biographie de Gustave Blanchot, dit Gus Bofa, illustrateur génial et misanthrope, figure centrale de l’histoire du livre illustré de l’entre-deux-guerres, véritable Cioran du dessin. L’histoire de Vaché croise par deux fois l’œuvre de Bofa : d’abord dans une lettre à Breton où Jack évoque la participation d’Apollinaire au journal La Baïonnette, dont Bofa fut l’un des principaux illustrateurs ; ensuite, à titre posthume, puisque dans la fameuse lettre-collage postée le 13 janvier 1919, Breton intègre un dessin découpé dans Cauchemars d’André Lorde illustré par Bofa. La Grande Guerre est centrale dans la vie de ce dernier, qui en revint avec une jambe définitivement estropiée (les toubibs voulurent la lui ôter, ce à quoi l’athlète qu’il était s’opposa). Emmanuel Pollaud-Dulian montre avec brio que Bofa fut aussi un traumatisé psychique et son œuvre peut-être lu comme une tentative permanente d’exorciser cette blessure invisible. Tout au long des 550 pages abondamment illustrées, l’auteur fait preuve d’une maîtrise parfaite de son sujet et mobilise toujours à propos textes et correspondances (dont celle de Jack) des contemporains de Bofa pour restituer à la fois l’ambiance de l’époque et montrer comment son héros participe à l’esprit du temps (rarement) et s’y oppose (presque toujours). Les deux autres ouvrages d’Emmanuel Pollaud-Dulian paraissent aux éditions Michel Lagarde. Le premier est une monographie consacrée au Salon de l’Araignée, fondé par Bofa et qui réunit, au sortir de la Première Guerre Mondiale, les meilleurs illustrateurs de l’époque (même Yves Tanguy y exposa à ses débuts !). Dernier livre d’Emmanuel Pollaud-Dulian, Charles Martin, féérie pour une grande guerre, biographie de cet illustrateur, pas seulement de mode, qui fut de l'aventure de l’Araignée et publia en 1917 Sous les pots de fleurs dont la réédition compose la seconde partie du volume. Ce livre d’illustrations japonisantes accompagnées de court textes, tous réalisés au front, propose une vision tout à fait unique de la grande boucherie. Comme Vaché dans ses lettres, Martin fait preuve dans ses dessins d’un « suprême détachement » pour survivre à l’enfer. En lisant les trois livres d’Emmanuel Pollaud-Dulian, on ne peut que penser à ce qu’aurait été la vie de Vaché sans l’overdose d’opium du 6 janvier 1919, lui dont les dessins, exécutés avant ou pendant la guerre, témoignent d’un réel talent et dont l’avenir aurait pu être celui d’un illustrateur.

 

Last but not least, François-René Simon édite deux volumes d’inédits de Stanislas Rodanski, surréaliste de l’après seconde guerre mondiale qui fut fasciné par Vaché : Je suis parfois cet homme, recueil de poèmes chez Gallimard et surtout, pour les hylariens, Substance 13, aux Editions des Cendres. C’est dans ce volume que les liens mystiques entretenus par Rodanski avec la figure de Vaché s’expriment le plus : Rodanski/Vaché est le héros de ce roman cinématogaphiconirique inclassable.

 

Signalons enfin un volume que nous n’avons pas eu entre les mains, le Dictionnaire de la méchanceté (Max Milo) où Jack bénéficie d’une notice. On se demande bien pourquoi !

 

 

 

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Les images et les citations intégrées à ce site à but non lucratif ont été collectées sur le net ou dans diverses publications. Je précise ici que toutes les dessins extraits des lettres de Vaché sont issus des deux ouvrages de Georges Sebbag, Soixante-dix neuf lettres de guerre et Quarante-trois lettres de guerre (Jean-Michel Place), que les pages issues de la revue Littérature proviennent de la version numérique de l’Université de l’Iowa et, pour la revue La Révolution surréaliste, du site www.arcane-17.com. En cas de problème de copyright, elles seront immédiatement retirées à la demande de l’auteur, de l’éditeur ou du propriétaire du document concerné.

 

Je m’excuse auprès des auteurs des textes cités pour la présence de publicités sur le site, mais ma condition d’étudiant m’empêche d’opter pour un site payant.