Bien avant de lever le voile sur ce monde d'ombres et de lumières ....
Deux Visages
"Pas un mot au préalable, elle savait qu’il arriverait vers 13H00. Postée derrière la porte du vestibule, tenue extravagante, guêpière noire, ras de cou sombre parsemé de strass qui marquait sa nuque bien dessinée, de fins bas soutenus par un porte jarretelles coordonné . A la main un foulard de soie opaque. En ouvrant la porte, il eu ce premier frisson d’angoisse en l’apercevant perchée sur ses talons hauts et les chevilles enlacées. Jamais il ne l’avait vue avec les lèvres aussi flamboyantes, rouge passion. La musique du Seigneur des anneaux, inquiétante et limpide déchirait le silence ambiant. Elle éteignit son regard de braise avec l’écharpe soyeuse, le pris par la main et le guida. Elle le faisait virevolter pour qu’il perde tout repère de ce lieu qu’il connaissait pourtant si bien. Quelques petits pas en avant, l’empêchant de la toucher. Où était elle …. Devant lui … derrière lui ? La paume plaquée sur son torse, Elle l’immobilisa et commença à l’observer en lui ôtant un à un ses vêtement. Ses mains la cherchait mais d’un ton doux et ferme à la fois, elle lui ordonna : « Non, tu ne me touches pas, écoute ». Il s’exécuta, un petit rictus sur les lèvres, ce doux mélange de plaisir et de crainte. Et elle le matait, elle l’observait dans son petit caleçon. Il entendait son souffle plus fort et plus haletant, le mystère l’excitait, il se sentait durcir de plus en plus fort. Sa main le caressait de plus en plus fermement et elle imaginait le scénario qu’il se faisait dans sa tête. Elle souriait de ce qu’elle lui préparait. …. Elle jouait avec cet homme qu’elle connaissait si bien et qui semblait si fragile tout à coup. Ses gestes devenaient plus tendres sous ses doigts. Elle malaxait son sexe, elle le broyait de ses mains, il explosait dans son slip. Un léger tremblement trahissait son désir de la toucher, d’effleurer sa peau satinée mais il ne savait toujours pas où elle se trouvait. …. Elle le délivrait subitement de cette étreinte de tissu, elle le voyait tendu vers elle, si fort et si fragile à la fois. Plus elle l’observait, plus son désir s’exprimait. Elle l’attirait vers son intimité. Que lui arrivait t’il,… il ne pouvait reculer, happé par le plaisir, le désir de découvrir son univers.
Fenêtre drapée de couleurs chatoyantes, les ors et les ocres se mélangeant et reflétant les flammes de multiples petites bougies. Ils étaient entrés dans son sanctuaire. Quelques pas en avant, il sentit une douce chaleur parfumée qui l’enrobait, Ses jambes tremblaient et d’un geste de la paume, elle le fit basculer … prêt pour ce rituel qu’elle avait rêvé tant et tant de fois. Les lèvres humides, elle l’embrassait et il s’abandonnait …. Il sentait à peine qu’elle lui entravait les poignets et les chevilles avec d’autres liens … il gémissait … Pas une once de son corps n’était épargnée par sa langue et par ses mains qui fouillaient chaque muscle et s’attardait sur sa virilité. Tout en remontant vers son visage, elle caressait ses lèvres d’appâts et les retiraient, il était avide, le goût sucré l’excitait plus encore….. Comme une louve, elle lui tendait les morceaux et l’en privait successivement. C’est alors qu’il sentit se répandre sur sa poitrine jusque sur son bassin, un liquide doux et chaud, elle le lécha, le mangea, le suça comme si elle n’allait jamais être rassasiée … de cet homme qui vibrait entre ses mains, enchaîné par leur passion commune. Le repas des amants venait de commencer. Successivement, méticuleusement, elle augmentait le mystère en le caressant avec des objets plus durs, plus intrigants les uns que les autres et ses gémissements devenaient plus aigus … Elle se sentait prête à le prendre, à chevaucher sa monture soumise en lui laissant déguster sa poitrine voluptueuse. D’un petit trot régulier et saccadé, elle revint au pas, le retint et le raviva. Son visage était déchiré entre retenue et plaisir, l’envie d’exploser était démesurée mais elle le bridait comme un étalon prêt à franchir l’obstacle, elle le préparait à prendre de la hauteur.
Elle le sentait prêt à tout accepter dans ce jeu qui exacerbait leurs plaisirs. Mais, soudainement, elle inversa les rôles, lui détacha les chevilles tout en l’effleurant plus tendrement. Elle, qui aimait le dominer, elle voulait être désirée aussi pour sa faiblesse. Elle souhaitait ressentir cette douce chaleur d’être femme entre ses mains, d’être offerte à sa puissance. Elle le sortit de l’ombre, lui rendit possession de ses mains. Il la découvrit, sa nudité déployée, tel un petit animal blessé qui venait de gaver ses sens après des semaines d’oubli. Cette vue avivait son désir après avoir été son objet. Cette peau dorée, les embruns de cette chambre qu’il découvrait enfin, un écrin de douceur. Doucement il la caressa, se saisissant de la volupté de ses mains après cette contention, profitant de chaque gémissement que provoquait leur contact. Il s’attardait sur ses fesses lorsqu’elle se mit à se mouvoir lentement, des mouvements lents qui le dirigeaient vers elle. Ce besoin d’être remplie de lui était tel qu’elle s’y empala avec force en laissant échapper un cri déchirant. Elle le cherchait comme si son sexe représentait une oasis après des heures de marche dans un désert écrasé par un soleil brûlant. Sa chaleur, son antre le faisait hurler de bonheur, Il profitait de cette liberté, l’assaillait. A chaque cri en remettait plus encore en découvrant l’ondulation de sa croupe. Il reproduisait le scénario qu’il avait accepté, repoussant loin, plus loin toujours les limites de son explosion. C’était sans compter sur sa volupté, sur ses mouvements incessants de cette vague charnelle. Lorsqu’il sentit qu’il ne pouvait plus repousser les limites, il l’attira totalement contre lui, les mains sur sa poitrine tendue. Leurs corps repus mélangés s’écrasèrent sur le tapis. Sa maîtresse devenue si fragile entre ses doigts, trahie par une petite moue enfantine, se laissait lentement dériver vers d’autres songes."

3 février 2009
Je n'ai pas abandonné mon petit espace secret .... Mes jours et mes nuits se conjuguent entre projets professionnels de plus en plus épanouissants et mon amour de la musique que j'étudie assidument .... Les examens approchent et je ne compte pas être recalée ... sourire.
Cuir intégral sur 2 roues sportive et puissante .... Je joue avec les sensations de vitesse .....
Rien à voir avec mon salon? ... détrompez-vous ! Sous le cuir, des trésors de volupté ... Et ma cravache ne me quitte jamais ....

15 février 2009
Pas de discours sur Saint Valentin, il en a été question dans bon nombre de blogs et pour ma part, je n'ai jamais accroché à cette fête purement commerciale. Une raison toute simple : "L'amour se vit et s'exprime au quotidien, par un ensemble de petits bonheurs mis bout à bout ..."
Je tenais tout de même à faire un clin d'oeil à cette chère Dame chez qui j'ai trouvé une façon originale d'en parler ... sous toutes ses facettes.
Pour mon retour après un succès dans mes cours de solfège, quelques lignes ... Une femme ... que l'on ne rencontre que dans les fantasmes ... sourire

Rencontre troublante
"Femme de l'ombre, femme secrète, ... De celle que l'on rencontre dans la pénombre, que l'on occulte aux yeux du monde.
Elle était de ces femmes cachées, qui fuit les néons et s'épanouit à la lueur des bougies dans des alcôves retirées, loin des regards.
De celle qui passe, qui offre son amour comme un trésor, se brûle et s'éclipse dans le silence de la nuit, Elle laissait dans son sillage un doux parfum brûlant qui embaumait les draps au fil des jours. De celle qui se tait, qui n'essaie pas de retenir et qui ne lève jamais le voile sur son âme. Elle la protègeait dans son enveloppe très sûre, les rondeurs livraient sa fragilité.
Les yeux fixés sur sa réalité, les yeux figés qui ne laissent échapper aucune larme.
Arrivera t elle à garder sa naiveté d'enfant qui la sublime ? Rien n'est moins sûr ...
Métamorphose en femme de lumière, de celle que l'on promène comme un joli bijou dans un écrin, de celle qui fait se détourner les regards ... Charme froid et artificiel des heures de souffrances et de négation.
Le coeur s'est glacé pour devenir pierre. La carapace de chair s'est envolée, la protection n'a plus lieu d'exister, Elle n'a plus de fragilité, elle fuit tout ce qui pourrait la rendre vulnérable. Elle est devenue distante, chasseresse des plaisirs éphémères.
Au gré des vents, elle marche fière et droite, le regard hautain, elle nargue. Elle joue avec sa vie, elle frôle les flammes de l'enfer. Plus rien ne peut l'atteindre... Elle n'a plus rien à offrir, inaccessible ...
Image sombre ... Elle joue de ses talons et de sa cravache... Elle prend, elle s'accapare, elle ne donne plus. Indifférente à tout ce qui l'entoure, indifférente au sens de sa vie, tigresse et dépeceuse de sentiments. Son rôle est bien défini, elle ne dépassera pas les limites fixées, celles de la frustration extrême de celui qui lui fait face ou qui rampe à ses pieds. Elle ne libère plus...
Seule liberté, être femme lorsqu'elle change de tenue... Elle quitte le théatre macabre et redevient fragile ...
N'essayez pas d'avoir le dernier mot ... Elle vous abandonnera pieds et poing liés dans une chambre lointaine. Et si elle est conciliante, elle vous libèrera quelques jours plus tard, par une émissaire tout aussi cruelle. N'ayez surtout pas confiance, c'est une mante religieuse en quête de proies qu'elle dévore sans scrupules. Vous aurez de la chance si elle vous accorde du plaisir avant la lente descente aux enfers.
Ne la cherchez pas, elle a déjà changé son apparence, elle joue les caméléons, elle aura déménagé et sera en quête d'une autre proie à vider de son essence la plus pure pour la transformer en créature immonde ... pour elle même se ressourcer...
Je l'ai croisée un soir de janvier ... Etrange créature..."

17 février 2009
Un retour là-bas ... comme une douce violence
De réflexions en convictions sans occulter une certaine angoisse légitime, je décidais d'écrire ma nouvelle annonce pour ce lieu de perdition où je n'ai pas erré depuis des mois.
Le stylo anesthésié, ma page blanche en a vu de toutes les couleurs. Je me suis projetée dans un instant de domination et dans mon silence assourdissant, la plume a joué une mélodie de mots durs et doux à la fois.
Je vogue à nouveau dans une certaine réalité virtuelle, je renais là-bas ... aussi
23 février 2009
Dans la quête d'un certain équilibre, dans ma propre recherche depuis des mois voire des années ... oups, cette même question récurrente s'est posée à moi. Est ce que toutes les domina se sont révélées en passant par cette phase de "soumission" ? Ce fût mon cas et je ne renie pas cette période bien qu'elle soit totalement révolue. Une époque au cours de laquelle je le vénérais, ma plume s'envolait pour lui transmettre des déclarations. Je garde en mémoire cette mélodie écrite dans la folie des sens que je vivais :
Pianiste
Seras tu …..
Le pianiste alors que pour quelques heures, je me ferais l’instrument de tes désirs et de ton inspiration ? Quelle que soit la partition que tu choisisses dans l’immense répertoire, je vibrerai sous tes doigts. Tu commenceras par le prélude n°1 en do mineur qui te procurera la douceur et te guidera vers la Gnosienne de Satie. Je tremblerai plus fort lorsque tu caresseras les touches et lorsque tu insisteras sur les notes. Si des larmes perlent dans mes yeux, les sons jailliront pour mieux te transmettre la mélodie que tu auras composée. Je me réjouirai de tes yeux pétillants de bonheur et tu découvriras chaque son de mon cœur et de mon âme.
Je t’autoriserai les folies au gré de la « Sarabande » de Satie. Tes mains couleront et glisseront sur le clavier et je traverserai le temps et les saisons. Si tu m’emmènes aux portes de l’hiver par les doux supplices de Berlioz, ce sera pour mieux redécouvrir le printemps au clair de lune.
Dans mon habit noir, je te laisserai m’effleurer ou me serrer, pour que la plus belle des symphonies soit la communion du pianiste et de son instrument."

Un éclair de lucidité
Il est des histoires qui vous marquent au fer rouge plus que d’autres… de celles qui vous aveuglent au delà de l’imaginable… Vous vous endormez doucement, vous vous dites qu’il n’est pas possible de vivre dans un tel décalage… et un matin, le coup de poignard est inattendu, la cruauté est telle que la douleur vous ouvre les yeux en une fraction de seconde, la terre se dérobe sous vos pieds, vous vous liquéfiez totalement… juste sur la lecture d’une « Nouvelle »
Elle l’avait croisé au détour d’une place. Il était venu poser des mots sur ses maux. Sa plume délicate exprimait sa souffrance et l’avait envoûtée.
Pourtant, elle n’était pas de celles qui se laissent prendre facilement dans les filets de la séduction. Elle le voyait meurtri, abandonné, sincère
De mots en mots, elle s’était envolée vers son univers. Du clavier, ils se firent des confidences du bout des lèvres, discutant de leurs vies respectives, de leurs désillusions, de ce que cette dernière ne leur avait pas apporté et surtout de leurs désirs, de leurs envies enflammées, de leurs fantasmes qui berçaient leurs nuits …. Il s’enflammait, vite, trop vite … La peur la prit, son manque de confiance en elle lui faisait craindre le pire : « Et si je ne lui plaisait pas ? Et si la fougue des mots s’écrasait dans le premier regard ? »
Ces dernières années l’avaient meurtrie et détruite psychologiquement, physiquement, elle n’était pas prête à affronter cela, elle ne l’aurait pas supporté, …
D’un premier rendez-vous presque manqué …. Ils se sont rapprochés comme 2 amants en manque d’affection, en manque de tout dans leur vie. Elle savait qu’il ne serait jamais à elle, trop perdu dans ses abandons et son image de l’amour n’était pas celle qu’elle dégageait. Elle avala ses sanglots et compris qu’après cette fougue, il s’éloignait. C’était un partage de quelques heures.
Et il est revenu lui prendre la main pour l’emmener ailleurs. L’abandon qui la faisait revivre jour après jour était rythmé de longs silences. Elle les vivait difficilement mais elle se persuadait toujours en sachant que, lui, on ne le mettait pas dans une cage, son oxygène était sa liberté, …
La rupture était proche, inévitable, il ne comprenait pas qu’elle se consume pour lui, même dans ses absences …
Quelques mois plus tard, un mot d’amitié, un petit mot de souhait et la flamme s’est embrasée à nouveau. Ils allaient enfin trouver leur place … et elle l’a emmené par Amour, cet amour qu’elle lui portait … Celui que l’on ne contrôle pas avec des mots, celui qui se vit, celui qui effaçait toutes les barrières.
Des rencontres volées au temps, elle jouissait et s’extasiait de son abandon, du cadeau qu’il lui offrait loin des tourments du quotidien et des heures qui défilaient inexorablement.
Elle n’espérait toujours pas qu’il s’arrête pour elle seule, trop occupée dans sa vie, trop responsable du fardeau qu’elle portait, trop meurtrie par une vie commune de plus de 10 ans.
Elle l’appelait son ange noir. En cette fin d’été, il a même oublié la façon dont elle le surnommait … Il avait écrit tant et tant de mots tendres, de mots puissants qui l’avaient transportées au-delà des étoiles …. Il a oublié le moindre souvenir même après cette rencontre impromptue … Ses résistances s’étaient effondrées aux premiers regards qui l’avaient déstabilisée avant d’être à nouveau cette femme qui le faisait fléchir…
Ses ailes se sont déployées, l’ange s’est envolé au-delà des montagnes et des vallées vers d’autres ciels, vers d’autres embrasements. Elle s’est repliée sur elle-même, elle s’est relevée jusqu’à la lecture, cette lecture qui devait être un partage amical …. Oui, il avait tout oublié, de son prénom dont il usait dans ses nouveaux récits, attribué à d’autres destinées ….
La marque des anges blessés est gravée au fond de son cœur, cette marque d’un bonheur qu’elle savait éphémère …. Cette marque saigne mais dans le miroir, elle se regarde et sourit … « Non, je ne suis pas cette femme que tu imaginais parce que je t’aimais et l’Amour n’a aucune limite. Tu m’as emportée dans ton vertige des sens aux teintes de clair obscur. Le vertige de toi se métamorphose et je sais qu’il y a toujours un soleil … d’autres sens, même si pour moi, rien n'était insensé. »
Il est des histoires qui marquent une vie par leur puissance et leur violence, plus que par leur durée dans le temps ……

03 mars 2009
Parmi les mails que je reçois, des requêtes les plus fines aux plus glauques (Décidemment, ce monde est pavé d'absurdité), une seule m'est apparue comme différente. Par sa délicatesse, par son raffinement.
Son auteur m'a donné la permission de la retranscrire ici et je l'en remercie. Un rendez-vous tout en légèreté ....
"On ne s’attend vraiment qu’en flânant.
A l’heure où il me faudra attendre, je flânerai alors sous les arcades du Palais Royal pour le plaisir des pas sous la voûte, pour l’incertitude des silhouettes sous les colonnes, pour le théâtre d’ombres, de parfums croisés, de vent dans les cheveux.
Je veux vous deviner arrivant, avançant, goûter le rythme de vos talons, le jeu des courants d’air dans les plis de votre manteau, votre façon de regarder, de dévisager, d’approcher, de sourire, de tendre la main.
Je vous dirai alors que l’air est frais, que le soir est humide, que les rues sont incertaines, que l’heure de la fermeture est venue dans les jardins de l’occident et qu’à deux pas, le bar de l’Hôtel du Louvre saura nous accueillir.
Sans vivre luxueusement, j’aime ces bars de beaux hôtels où les garçons de salle savent qu’ils ont un métier, que le vin sait être fragile et que l’un et l’autre se respecte dans la ronde éprouvée d’un rituel précis, dépouillé, mécanique.
Dans la vertigineuse incertitude des morceaux de vie, j’aime ces rendez-vous avec l’habitude que sont, où qu’on aille, les mets, les vins et le savoir recevoir des belles maisons.
Dans mon monde, il n’y a de duel qu’à table, les autres lieux ne sont que la geôle du vaincu.
Du bar à la brasserie, la scène du combat est une table dressée de blanc, de verres pour occuper nos lèvres, nos sourires, de couverts d’argent pour occuper nos mains.
Là, d’un regard, je saurai."

05 mars 2009
Une réponse à quelqu'un qui se reconnaîtra ... Rire.
Oui, "Papa", je suis prudente avec ma Bella rouge et noire ....... Jamais plus vite qu'à fond .....
08 mars 2009
Chanceuse ... certainement ... Des contacts agréables et surtout corrects, celles qui comprennent ma démarche et mes limites.
Qui ont ressenti directement dans ma requête que seul le côté DS interviendra dans un jeu à 4 mains.
Ce sera le prélude à mon évolution ... puisque j'ai tout fait à l'envers ... sourire
15 mars 2009
Hommage à un Grand Monsieur.
Bon vent poète.
Ton oeuvre est magistrale.
La nuit je mens
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J’ai fait l'amour j'ai fait le mort
T'étais pas née
A la station balnéaire
Tu t'es pas fait prier
J'étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d'eau
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
J'ai fait la saison
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T'accaparer seulement t'accaparer
D'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J’ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J’ai fait l'amour j'ai fait le mort
T'étais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho ...
Alain Bashung
23 mars 2009
Réflexion printanière
Souvent, j’ai eu l’occasion de voir à quel point la nature humaine est basse et vulgaire. Je ne vous parle pas de vulgarité dans des actes intimes qui sont des moments particuliers entre deux êtres qui s’approchent et se vivent par leurs corps à corps, dans la confiance et qui gardent pour eux leurs folies comme des trésors. Ce n’est pas le propos de cette réflexion.
Je voulais surtout invoquer la vulgarité d’esprit, celle qui transforme d’apparentes fées ou d’apparents princes (ceci est valable dans les deux sens) en ignobles pervers prêts à tout pour détruire, blesser gratuitement en espérant un affrontement. Je souris et je ris même … La noblesse de l’âme se situe ailleurs que sur la place publique, celle qui vous construit vous permet d’être un individu à part entière et non pas un animal qui se jette sur toutes les proies. Le bavardage stérile, la trahison des confidences sont des exemples types de cette vulgarité et certainement du manque de respect.
Je ne suis pas donneuse de leçon, que du contraire, rêveuse, idéaliste certainement aussi, j’essaye de vivre mes bonheurs, mes joies, mes douleurs et mes souffrances dans un recadrage de moi-même, dans une recherche intérieure. Le silence et le mépris sont mes armes … mais je n’ai pas besoin d’armes … je ne me bat pas contre les poissonnières, elles m’indiffèrent. Leurs cris ne me touchent pas … Seuls les cris du silence atteignent mon âme.
Encore et toujours, Baudelaire berce mes pensées par ses citations …. L’image de l’écorché vif, l’image de la noblesse aussi par ses écrits, par sa façon de frôler en permanence les feux de l’enfer pour y puiser toute sa profondeur d’âme, pour survivre à ses souffrances …
« Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d’un art «
J’ai choisi d’être heureuse, d'arrêter de vivre dans l’illusion et dans l’attente de je ne sais quoi. Je provoque, je vis et je me suis transformée comme je ne pouvais l’imaginer…. Les portes se sont ouvertes, je suis enfin moi Alors, un clin d’œil à tout ceux et celles qui èrent dans la souffrance, qui restent bloqués dans la tristesse ou dans le marasme … Vivez chaque instant en pensant que demain ne sera plus.
27 mars 2009
Parceque je vole au son des notes, parceque mon été viendra, parceque je vis pleinement, parceque le bonheur est là aussi ... Ecoutez le ....

Nigel Kennedy